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Alors que Barack Obama continue de former son équipe, la nomination annoncée comme certaine par les médias de Timothy Geithner à la tête du Trésor a fait cloturer Wall Street en hausse vendredi : avec un rebond de 6,5%, les marchés financiers semblant rassurée par l'arrivée du président de la Réserve fédérale de New York. Autre rumeur persistante, mais qui n'est pour l'instant toujours qu'une rumeur, l'arrivée d'Hillary Clinton au département d'Etat.

Un homme qui plaît

Tim Geithner plaît à Wall Street parce qu’il y est connu. Depuis 2003, il dirige la Réserve fédérale de New York, qui est l’intermédiaire de la Banque centrale américaine sur les marchés. C’est aussi l’organisme de régulation le plus proche des grands établissements de Wall Street ; à ce titre, Geithner, 47 ans, a joué un rôle clé ces derniers mois dans la gestion de la crise financière en organisant le rachat de la banque d’investissement Bear Stearns en Mars par JP Morgan Chase, puis en décidant de laisser Lehmann brothers déposer son bilan, en septembre. Il a aussi conçu le plan de nationalisation de l’assureur AIG tout récemment.

Toutes ces interventions coûteuses sont controversées, et leurs résultats ont déçu, mais on voit mal comment dans l’urgence, les autorités fédérales auraient pu agir différemment.

Tim Geithner, ancien responsable international au trésor sous l’administration Clinton, est perçu comme un technocrate calme, compétent, modéré, sans ambition partisane, qui sera efficace dès le premier jour, et incarnera la continuité dans la gestion d’une crise qui est loin d’être jugulée, comme le montre l’alarmante chute de 60% en une semaine de Citygroup, la plus grande banque internationale américaine.

Par Xavier - Publié dans : Monde
Samedi 22 novembre 2008

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